Bernard CRETIN
Bernard Crétin naît en 1942 au Plessis-Robinson et meurt à quarante ans, en 1982 dans un accident de la circulation, en même temps que sa femme Chantal Creslin laissant deux garçons orphelins.
Dès l’âge de dix-huit ans, il collabore à la conception artistique de « Elle ». Dessinateur de presse, illustrateur, peintre et écrivain, il donne des dessins, outre à Elle, à Marie-Claire, Okapi, I’Os à Moëlle, L’Almanach Vermot, le Fou parle. Il expose à Avignon dans le cadre de la Société Protectrice de l’Humour en 1967, 1968 et 1970.
Après la banlieue parisienne, le couple vient s’installer à Ussy-sur-Marne, avec leurs deux fils, rue de la Ferté. Chantal, son épouse, fait partie de l’équipe fondatrice de l’Association pour la Sauvegarde de Ussy en 1975*. Bernard consacre ses loisirs à la restauration de leur maison, une ancienne ferme du 18è siècle, dans les règles de l’art, avec des matériaux anciens de récupération. Le couple, très ouvert et accueillant, était apprécié de tout le voisinage, bien que non natif du village.
Chantal Creslin participa activement à la première exposition réalisée par l’ASU ; cette exposition présentait des objets, documents, vêtements briards, meubles, outils du passé, reconstituant des scènes de la vie rurale dans un village briard des années 1900 sous différents aspects : naissance, baptême, mariage, décès. Des objets furent prêtés par les anciens du village ou collectés dans des brocantes.
La disparition brutale du couple en Juillet 1982 a suscité un vif émoi dans le village.
50 ans plus tard, en 2025, l’ASU rendait un hommage mérité à sa fondatrice.

Ces deux dessins ont été offerts à 2 adhérents de l’ASU par Bernard Crétin lui-même, adhérents et voisins du couple. L’ASU les remercie vivement d’avoir acceptés de faire les paraître sur ce site.

Ci-dessus, nous avons un escargot qui marche sur la tête…mais ça n’existe pas diront certains…lire la suite ici


J’ai bien connu Bernard et Chantal. Entre son travail à Paris et sa patiente restauration de leur maison, j’avais peu d’occasions de discuter longuement avec Bernard (dont j’ai l’une des publications), mais je discutais souvent avec Chantal, qui était une véritable amie. Et c’est vrai que leur disparition, laissant orphelins Donald et Ulysse, a été un choc terrible.
Je tiens à signaler deux choses: évitez, s’il vous plaît, l’accent aigu sur le e de Cretin; c’est précisément pour cela qu’ils ont choisi de faire modifier leur nom en Creslin.
Chantal a bien fait partie du groupe à l’origine de la création de l’ASU, mais elle ne peut être qualifiée de « fondatrice »: le premier président de l’ASU était Bernard Acloque, chez qui se tenaient les réunions rue de la Dehors. Les rares rescapés (hélas) de ce groupe fondateur (dont je faisais partie) vous le confirmeront. Je pense par exemple aux dames Wasmer de Beauval.
En tout cas, j’apprécie que vous rendiez hommage à ces deux personnes si attachantes.