Pierre Célice – La spontanéité revendiquée

Inventeur d’un vocabulaire esthétique singulier et en constante évolution, Pierre Célice est un de ces grammairiens du geste, du tracé et de la couleur, qui jamais ne se lassent d’expérimenter. Le peintre affiche l’assurance tranquille de celui qui n’a plus rien à prouver et revient avec une lucidité teintée d’humour sur son parcours artistique et les rencontres, déterminantes, qui l’ont jalonné.

Extrait : …. Un ami de la famille, qui s’intéresse à son travail, l’introduit auprès du peintre Henri Hayden. Pierre Célice a 20 ans. « Pour moi, c’était comme si on m’avait présenté Braque, que j’adorais… » C’est le début d’une « très grande amitié réciproque ». « J’allais chez lui d’abord trois fois, puis cinq fois par semaine. Ensuite, je partais dans les Ardennes réviser mes “trois croix” de droit chez mes grands-parents, pendant environ deux mois, et rentrais me présenter aux examens. J’ai passé une licence de cette manière et entamé un doctorat. »

Mais à l’issue de cette première année de doctorat, le jeune homme s’essouffle : « Je n’en pouvais plus. » Henri Hayden vient alors à sa rescousse et obtient de ses parents qu’ils lui accordent un an pour faire ses preuves dans le monde de l’art. « C’était déjà pas mal. J’habitais un endroit absolument fabuleux, une chambre de service située au-dessus de l’atelier de Hayden. Je me souviens que je voyais les poulies de l’ascenseur devant la fenêtre ! J’ai peint comme un fou dans cet endroit. »

Texte extrait d’un article publié sur ArtsHebdoMédias en 2011…lire la suite