Description de l’église paroissiale Saint Authaire d’Ussy-sur-Marne

Dès l’époque romaine, un habitat caractérisé par des céramiques et matériaux de construction,  s’implante entre le carrefour des Quatre Rues et la rue Saurée au niveau d’un gué et d’une source.

Il lui succède  un habitat à l’époque mérovingienne au moment  où Ussy, grâce à quelques textes, rentre dans l’Histoire avec l’installation d’Authaire,un noble conseiller auprès de Clotaire II, père du roi Dagobert. Les enfants de cet aristocrate franc conseilleront les rois et fonderont sur leurs terres,  les monastères de Jouarre, Rebais et Rueil. Leur père est enterré dans l’église et y sera honoré jusqu’au  déplacement des reliques à l’abbaye de Rebais en 1530.

 Dans la première étude sur Ussy en 1956 par l’abbé Boivin ; l’église est considérée comme construite au XIIeXIVe siècle.

Dans les années soixante –soixante dix,  au cours de reprises de  parties de murs et de contreforts  à l’extérieur du chœur, il est recueilli et mis à l’abri des moellons équarris, des carreaux de sol, des chapiteaux, des éléments d’archivoltes et de colonnettes en calcaire. Datables de l’époque romane, ils montraient l’existence d’une construction de cette époque alors considérée comme complètement détruite.

Depuis,  le ravalement du mur de façade et du mur sud de la nef  et l’étude des maçonneries  dans les combles,  permettent  d’affirmer que, sous les peintures et plâtres visibles actuellement, existent les élévations des premières églises.  

Les parties les plus anciennes sont des appareillages dites en arêtes de poissonconsidérées comme typique de l’époque  des fondateurs des prestigieuses abbayes briardes, l’époque mérovingienne.

Ces maçonneries sont incluses dans les murs de la nef  d’une église, construite à l’époque romane (XI-XIIe siècles),  d’environ 40 mètres de long. L’élévation complète conserve la trace des percements primitifs dont actuellement est encore visible la porte donnant  autrefois sur le cimetière. Cette nef est complété par le premier étage du clocher carré de la même époque avec des ouvertures en arc plein cintre visibles dans les combles.  Le bas coté nord  avec ses arcs en tiers point est à rattacher à la même période malgré les remaniements qu’il a subi. Le chœur avec ses absides  a disparu lors de la reconstruction du chœur  actuel et ses pierres calcaires sont réutilisées dans les nouvelles constructions.

Une première grande campagne, à l’époque de la Renaissance, voit  la création d’une chapelleprivéefermée par une balustrade richement décorée et classée Monument Historique. La construction est en plâtre dont l’exploitation est bien attestée à Morintru du Haut depuis au moins le début du 18esiècle. Les fenêtres sont munies de vitraux  classés MonumentsHistoriques dont l’un daté de 1537.

 

Une seconde campagne de travaux  mal documentée (17-18è siècles) voit la construction  du clocher actuel, la création d’un chœur aux larges baies cintrées et de la sacristie.

Dans la première moitié du  20e siècle, devant la menace d’écroulement du clocher et d’une partie du chœur, une campagne de consolidation donnera cet aspect  « meulières apparentes »au coté sud du chœur et du clocher.  

Depuis plusieurs dizaines d’années, deux associations l’ASU et l’association Saint Authaire  s’emploient en accord avec la Mairie, la DRAC et la Commission d’Art Sacré de faire revivre le seul monument historique de la communepar  des recherches régulièrement publiées, un blog, une remise en valeur du chœur, la protection et la restauration d’éléments de mobilier.

L’église d’Ussy, par sa taille, son histoire et ses architectures est un des monuments les plusintéressants de notre région briarde.

À cause de ses illustres fondateurs, Ussy est une des étapes du Chemin Européen de St Colombande l’Irlande à l’Italie.

Restaurée et expliquée, elle deviendra un des points forts des visites touristiques qui s’organisent au niveau de la communauté  de commune du Pays Fertois.

 

Note établie par L’Association de Sauvegarde d’Ussy-sur-Marne  03/12/2015- JP.Guillaumet

Mercredi 6 avril 2016